3e Sortie Camp des Milles

 

Une journée au Camp des Milles

Le lundi 15 mai 2017, avec ma classe de 3e nous sommes allés visiter le Mémorial du Camp des Milles afin de voir par nos propres yeux ce que nous avaient tant raconté en cours nos professeurs.

En effet cette ancienne tuilerie porte un lourd passé. C’est d’ailleurs cette atmosphère si pesante que nous avons ressentie dès  notre arrivée. Toutes ces images de Juifs déportés et morts pour rien nous ont marqués à jamais !

Au cours de la visite, nous avons appris que l’histoire de ce camp se divisait en trois périodes :

  • De septembre à juin 1939, la tuilerie des Milles ayant arrêté son activité, c’est un camp français où sont internés tous ceux qui étaient considérés comme « sujets ennemis ».

 

  • De juillet 1940 à juillet 1942, après la mise en place du régime de Vichy, des étrangers ainsi que des Juifs  sont transférés aux Milles. C’est d’ailleurs le seul camp de transit en France qui permet à ces gens-là une émigration notamment vers les Etats-Unis.

Mais au fil du temps les conditions d’internement se dégradent : maladies, manque de nourriture, propreté…

 

  • D’août à septembre 1942, sous le régime de Vichy , le camp des Milles étant devenu un camp de déportation, de nombreux Juifs y sont internés et déportés par des wagons à bestiaux vers le camp d’extermination d’Auschwitz. Des femmes avec leurs enfants se  jettent du deuxième étage de la tuilerie, préférant mettre fin à leurs jours par suicide.  Mais  il y a  aussi des opposants au régime de Vichy qui sauvent la vie de nombreux enfants juifs, au péril de leur propre vie !

 

En marchant dans ce lieu de souffrance, où des femmes avec leurs enfants se sont suicidés, où de nombreux artistes dont Max Ernst, Adolf Siebert, Hans Bellmer et Lion Feuchtwanger ont été internés,  nous prenions conscience de ce qui était arrivé durant la Seconde Guerre Mondiale. En écoutant notre guide, nous imaginions ces artistes en train de peindre, de donner des concerts… les femmes qui se jetaient par les fenêtres, les Juifs qui montaient dans les wagons à bestiaux avant leur départ vers la mort… Ces visions et ce récit d’horreurs nous ont glacé le sang !  Certains d’entre nous ont  même pleuré.

Pour finir la visite, nous avons regardé une vidéo sur les grands génocides du XXe siècle : le génocide des Arméniens, des Juifs et des Tutsis.

 

Après la pause du déjeuner,  nous avons participé à un atelier de jeux de rôles  basé sur le film  « La vague ». Cela nous a permis de comprendre de quelle façon un régime autoritaire se met en place et comment les personnes sous cette autorité peuvent être facilement manipulées et prises dans le mouvement.

Nous  avons donc visionné  une vidéo dans laquelle des lycéens allemands avec leur professeur ont le projet de mettre en place une société égalitaire et solidaire  au sein de leur classe. Mais au fil du temps, celui-ci prend un tout autre sens. En effet, certains  élèves  décident de résister et de quitter le mouvement. Mais la plupart y adhèrent et commencent à  se comporter plus « sauvagement »,  ne respectant plus les lois,  commettant des actes de vandalisme dans leur ville et n’acceptant  plus ceux qui sont contre le projet. Tentant d’imposer leur idéologie aux autres, ils sortent  du cadre scolaire sans prévenir leur professeur. A la fin de la vidéo, le professeur ouvre les yeux à ses élèves : le but de cette expérience leur permettait  de mieux comprendre la montée des régimes autoritaires tel que le régime nazi.

Durant l’activité, notre animateur, qui était très sympathique, nous posait une question à la fin de chaque extrait visionné.  Puis nous nous séparions  en deux groupes : ceux qui étaient pour et ceux qui étaient contre et débattions en argumentant notre choix. Cette activité était captivante et nous a énormément plu !

Puis nous sommes rentrés à Marseille.

 

Cette visite très instructive nous a permis de comprendre les mécanismes qui  conduisent à l’extermination d’une nation (génocide), la manipulation subtile de l’esprit des hommes, mais aussi comment  on peut résister face à ces régimes.

Pour conclure, notre génération doit tout faire pour qu’une telle chose ne reproduise plus et doit mettre en garde les générations futures !

 

Laura Simitian